3 faits sur la pilule
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Plus de 60 ANS

Plus de 60 ANS

C’est en 1960 que la première « pilule » est arrivée sur le marché.2

CONTRACEPTION FIABLE

CONTRACEPTION FIABLE

Dans les études cliniques, l’indice de Pearl se situe entre 0,3 et 2,9.3-5

DE NOMBREUSES UTILISATRICES

DE NOMBREUSES UTILISATRICES

Dans le monde, environ 100 millions de femmes prennent la « pilule ».2

*Les effets indésirables les plus fréquents des contraceptifs combinés (progestatif/œstrogène) sont des effets de classe: céphalées, douleurs dans les seins (y compris sensibilité des seins). Il faut prendre en compte l’effet indésirable d’une TEV (thromboembolie veineuse) qui est rare, mais potentiellement grave.7

Comment agit la pilule ?

La pilule combinée apporte aux femmes une protection très élevée contre les grossesses non désirées. En cas de prise régulière, les composants progestatifs agissent de trois manières différentes3-7:
 

  • En empêchant le pic de LH, ils inhibent l’ovulation dans les ovaires ; la croissance folliculaire est également freinée.

     
  • La glaire cervicale reste imperméable au niveau du col de l’utérus et empêche ainsi le passage des spermatozoïdes. En outre, la motilité des trompes est inhibée.

     
  • Les hormones de la pilule provoquent des modifications de la muqueuse utérine qui compliquent beaucoup l’implantation d’un ovule fécondé dans l’utérus.

     

De plus, les préparations combinées contiennent des œstrogènes (éthinylestradiol/[valérate d’]œstradiol), déterminants pour un bon contrôle du cycle. Ils freinent aussi la maturation des ovules capables d’être fécondés, ce qui renforce l’effet inhibiteur exercé par le progestatif sur l’ovulation, mais engendre également un risque supplémentaire potentiel.3-7

Quelles sont les différentes pilules ?

Préparations œstroprogestatives combinées

Dans chaque comprimé, elles contiennent un œstrogène (de l’éthinylœstradiol en général) ainsi qu’un progestatif. Si la prise est régulière, elles protègent contre une grossesse non désirée de manière très fiable.3-7 Il s’agit des pilules les plus utilisées.

La plupart de ces préparations se prennent pendant 21 jours, suivis de 7 jours sans prise au cours desquels surviennent les règles. Certaines pilules se prennent sur 28 jours, sans pause. Si la plaquette contient des comprimés sans principe actif en plus de ceux contenant le principe actif, des saignements surviennent en fin de plaquette dans la plupart des cas.7

 

Pilules microdosées

Les pilules microdosées sont des préparations œstroprogestatives combinées contenant une faible dose d’œstrogène (≤ 35 μg). La dose de progestatif essentielle à la contraception est toujours supérieure à la dose nécessaire à l’inhibition de l’ovulation.7

 

Préparations monophasiques

Les pilules monophasiques contiennent, dans chaque comprimé, une quantité parfaitement identique d’œstrogène et de progestatif. Tous les comprimés (contenant les principes actifs) de la plaquette ont la même couleur. En plus des préparations classiques (21 comprimés + 7 jours de pause), il existe des plaquettes de 28 jours, à prendre sans pause, contenant toutefois, en général, 7 (schéma 21/7) ou 4 (schéma 24/4) comprimés sans principe actif.7

 

Préparations biphasiques ou triphasiques

Ces préparations contiennent un œstrogène et un progestatif dans chaque comprimé. Les hormones sont présentes en deux ou trois posologies différentes, déterminées selon le moment du cycle. On reconnaît les préparations multiphasiques aux différentes couleurs des comprimés. Il est extrêmement important de respecter l’ordre de prise indiqué.8,9

 

Pilules agissant avec un œstradiol naturel

Les pilules à base d’œstradiol contiennent de l’œstradiol ou du valérate d’œstradiol à la place de l’éthinylœstradiol. La dose d’œstrogène, de 2 mg de valérate d’œstradiol ou de 1,5 mg d’œstradiol, correspond, du point de vue de son effet biologique, à une dose moyenne de 20 μg d’éthinylœstradiol, ou moins. La prise quotidienne se fait pendant 28 jours sans pause (24/4 ou 26/2).3,10

 

Pilules sans œstrogènes

Concernant les pilules sans œstrogènes, on distingue les préparations qui inhibent l’ovulation grâce à une posologie plus élevée et les minipilules (classiques) faiblement dosées (ces dernières ne sont plus commercialisées en Suisse). La minipilule n’assurait pas une sécurité contraceptive aussi bonne que les inhibiteurs de l’ovulation, car contrairement aux inhibiteurs de l’ovulation sans œstrogènes, les minipilules consistent principalement à épaissir la glaire cervicale au niveau du col de l’utérus. C’est pour cela que la fenêtre de prise des minipilules est bien plus étroite que celle des inhibiteurs de l’ovulation.6,7

 

Types de préparations de la contraception hormonale

Types de préparations de la contraception hormonale

Modifié d’après6

Qu’est-ce que la pilule peut faire d’autre ?

De nombreuses femmes préfèrent avoir des saignements réguliers, aussi courts et légers que possible.11 Les pilules combinées permettent d’avoir des saignements réguliers à 28 jours d’intervalle. De nombreuses pilules entraînent en outre une diminution de l’intensité des saignements, et parfois, un raccourcissement de leur durée.6,7 Qlaira® contient du diénogest, progestatif exerçant une action puissante sur l’endomètre. Elle a été spécifiquement autorisée dans le traitement de l’hyperménorrhée idiopathique chez les femmes souhaitant une contraception hormonale.3

Tous les contraceptifs hormonaux ont des effets systémiques plus ou moins marqués. Ils exercent une influence sur l’ensemble de l’organisme et peuvent avoir des effets secondaires bénéfiques ou néfastes. Les effets bénéfiques peuvent avoir un rôle thérapeutique, tandis que les effets indésirables peuvent, dans certains cas, constituer un risque pour la santé des patientes prédisposées. Les

contiennent des renseignements détaillés sur les effets secondaires et les risques des pilules, y compris sur le risque de thrombose et de cancer.7

Effets bénéfiques de l’utilisation d’inhibiteurs de l’ovulation sur des maladies et des symptômes divers

Effets bénéfiques de l’utilisation d’inhibiteurs de l’ovulation sur des maladies et des symptômes divers

Modifié d’après6

Mécanisme d’action des progestatifs

Les progestatifs synthétiques se différencient principalement par leur dosage. Il existe donc des posologies très différentes selon les préparations. C’est pour cela que la dose des différents progestatifs n’est pas corrélée au taux d’effets secondaires.6

Les progestatifs ont des effets partiels très différents, que l’on peut utiliser de manière ciblée lors du traitement par inhibiteurs de l’ovulation. Cela permet une certaine « personnalisation » de la contraception si l’on prend également en compte la possibilité d’administrer une posologie variable d’éthinylœstradiol ou de valérate d’œstradiol.6,7
 

Effets partiels des progestatifs:
7,12

Progestatif

Effet

glucocorticoïde

Effet

androgénique

Effet

anti-androgénique

Effet

anti-minéralocorticoïde

Norethisteron

+

Medroxyprogesteronacetat

+

(+)

Levonorgestrel

+

Desogestrel

+

Norgestimat

+

Gestoden

+

+

+

Cyproteronacetat

+

++

Chlormadinonacetat

+

+

Etonogestrel

+

Drospirenon

+

+

Dienogest

+

Nomegestrolacetat

(+)

Progesteron

+

(+)

+

++ très puissant / + puissant / (+) peu puissant / - nul

MEDINFO

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Références

  1. Dinger JC, Möhner S, Heinemann K (2020) Combined oral contraceptives containing dienogest and estradiol valerate may carry a lower risk of venous and arterial thromboembolism compared to conventional preparations: Results from the extended INAS-SCORE study. Front Womens Health; 5(1):1–8, DOI:10.15761/FWH.1000178.
  2. Christin-Maitre S. History of oral contraceptive drugs and their use worldwide. Best Pract Res Clin Endocrinol Metab 2013; 27(1):3- 12.
  3. Information professionnelle Qlaira®, www.swissmedicinfo-pro.ch.
  4. Information professionnelle Valette®, www.swissmedicinfo-pro.ch.
  5. Trussel J., Portman D. The Creeping Pearl: Why Has the Rate of Contraceptive Failure Increased in Clinical Trials of Combined Hormonal Contraceptive Pills? Contraception. 2013; 88(5):604–610.
  6. Wiegratz I Hormonale Kontrazeption. In: Leidenberger FA, Strowitzki T, Ortmann O (Hrsg.). Klinische Endokrinologie für Frauenärzte (5. Auflage). Berlin Heidelberg; 2014:121–173
  7. Fachinformationen kombinierter oraler Kontrazeptiva, www.swissmedicinfo-pro.ch.
  8. Information professionnelle Milvane®, www.swissmedicinfo-pro.ch.
  9. Information professionnelle Gracial®, www.swissmedicinfo-pro.ch.
  10. Information professionnelle Zoely®, www.swissmedicinfo-pro.ch.
  11. den Tonkelaar I, Oddens BJ. Preferred frequency and characteristics of menstrual bleeding in relation to reproductive status, oral contraceptive use, and hormone replacement therapy use. Contraception. 1999 Jun;59(6):357-62.
  12. Schindler AE et al. Classification and pharmacology of progestins. Maturitas. 2008 Sep-Oct;61(1-2):171-80.